Dring ! Dring ! A 9h tapante, appel du « menteur » au « mentor ». Il a établi sa liste des moments durant lesquels il se sent mal. Il est excité comme une puce, ayant cogité une bonne partie de la nuit.
Il a constaté que, la plupart du temps, il se prive lui-même de son énergie quand il rumine ce qu’il n’aime pas dans la vie. Privé d’énergie, son système nerveux prend le relai jusqu’à épuisement. Or, un système nerveux n’est en bonne santé que nourri d’émotions relevant de la passion, de l’amour et d’enthousiasme. Elles sont les seules à le faire vibrer. Toutefois, essayez de ressentir passion, amour et enthousiasme sans maintenir obstinément votre esprit sur des idées et des pensées qui vous plaisent vraiment, qui vous mettent le feu. Vous allez attendre longtemps car vous n’y arriverez pas… à moins de le décider ! Oui, c’est un choix de vie.
Le monsieur semblait gagné à cette explication relevant d’une prise de conscience découlant de sa propre observation. Toutefois, une objection surgit dans son esprit :
− Comment peut-on être certain que nous prenons de bonnes décisions ? Combien de fois ai-je pris de décisions dans ma vie et qui se sont révélées désastreuses !
− Je vous arrête tout de suite ! Certaines de vos décisions se sont révélées « désastreuses » parce qu’elles ne se fondaient pas sur ce que vous vouliez vraiment mais sur votre désir de faire comme tout le monde, d’être dans la norme - en d’autres termes, à vouloir plaire aux autres et vous sentir absolument aimé d’eux. Le désastre vient de cette croyance morbide. Si vous aviez vraiment écouté votre cœur, aucun « désastre » ne serait survenu.
− Moi aussi je vous arrête ! On ne peut pas toujours se faire confiance. Un proverbe dit que le cœur peut être traitre ! On peut se tromper. On n’est pas infaillible tout de même !
− Je me méfie tout autant des proverbes que des opinions les plus largement répandues dans le public. Je peux vous donner de nombreuses maximes affirmant le contraire. Ne pas écouter son cœur, voilà ce qui fait de nous un traitre potentiel !
− Comment dois-je procéder alors pour être certain de prendre les bonnes décisions ?
− Posez-vous cette question primordiale : comment est-ce que je me sens à l’idée d’opter pour ce choix ?
− Allez, inscrivez-là immédiatement sur votre cahier. Si votre ressenti ne vous plait pas, c’est que cette option n’est pas pour vous. Choisissez-en une autre. Ressentir de l’enthousiasme, de la joie et de l’excitation est un puissant indice envoyé par votre « vrai moi » pour vous informer que la décision est la bonne – même si votre entourage soutient le contraire.
− Une autre question me vient à l’esprit. Ma femme veut se balader le weekend. Moi, je veux me reposer à la maison. Comment procéder pour satisfaire mon besoin de tranquillité et son besoin de bouger ?
− Qu’est-ce que vous voulez ressentir comme émotion positive en faisant les inévitables concessions de la vie de couple ?
− Je veux être heureux d’en faire. Je veux ressentir de la bonne humeur et de l’entrain quand je suis obligé de me soumettre à certaines obligations.
− OK ! Mais alors, à quoi devez-vous 1°) penser d’abord pour 2°) ressentir ensuite de l’énergie ? Inscrivez immédiatement cette question sur votre cahier pour y réfléchir ensuite à tête reposée.
− Oui, mais c’est pénible de s’entendre en permanence faire des reproches par sa femme, vous ne trouvez pas ?
− Qu’aimeriez ressentir en vous quand elle vous fait des reproches ?
− Pas de l’indifférence mais plutôt de l’impassibilité, une sorte de détachement. Ne pas répondre, ne pas me justifier ni être sur la défensive. Ressentir un calme olympien, une totale absence d’agitation intérieure.
− Mais pour ressentir dans votre corps ce calme intérieur, que faut-il que vous pensiez d’abord dans votre tête ?
− J’aime l’idée que rien ne peut me perturber sans que je ne le décide. Ca me fait penser à un phare en période de gros temps. Cette idée me plait beaucoup. Quelle que soit la tempête, il continue à envoyer les signaux aux bateaux. C’est bizarre, rien qu’en y pensant j’ai envie de rire.
− Normal ! Un climat de joie s’installe en vous quand vous accordez votre attention à ce que vous aimez et non à ce que vous n’aimez pas. De plus, je suis prêt à parier qu’en changeant votre climat intérieur, vous exercerez une profonde influence sur votre entourage. Vous attirerez à vous bonne humeur, calme, énergie et maitrise de soi. Mieux encore ! Les ronchons, les insatisfaits et les capricieux vous fuiront comme la peste…
En toute honnêteté, quel genre de personnes attirez-vous dans votre vie ? Quel type d’individus vous évite ?
L’autre soir, longue discussion avec un monsieur se plaignant d’être incapable de prendre des décisions. D’ailleurs, me dit-il, c’est forcément vrai puisque sa femme le lui reproche sans cesse. Mouais… Regardons cela de plus près…
En m’expliquant son problème, sa voix est atone, sans dynamisme, triste. Je l’interromps au bout d’un moment.
− Vous vous rasez le matin ?
− Oui, pourquoi ?
− Oui, pourquoi vous rasez-vous ? Je n’allais tout de même pas répondre à sa place.
− Pour être présentable, me sentir propre et frais. C’est normal, non ?
− Vous pourriez ne pas le faire, n’est-ce pas ? La barbe de trois jours est aussi très tendance… Vous allez faire quoi, après notre entretien ?
− Prendre une douche.
− Vous pourriez ne pas en prendre une, n’est-ce pas ?
− Oui, mais vous savez j’adore me sentir bien après une journée de boulot.
− Et ensuite, qu’allez-vous faire ?
− Appeler ma femme et dire bonsoir aux enfants.
− Vous pourriez ne pas le faire, n’est-ce pas ? Aucune loi universelle ne vous y contraint, dans le sens absolu du terme, n’est-ce pas ?
− Oui, c’est évident. Mais j’aime entendre mes enfants me raconter ce qu’ils font à l’école et leur faire un câlin par téléphone quand je suis en déplacement.
− OK. Comprenez-vous pourquoi vous vous sentez si mal ?
− Non, pas vraiment.
− Pourtant, c’est simple. Vous mentez ! Pire ! Vous vous mentez à vous-même. Vous vous racontez des boniments à longueur de journée sur votre propre compte.
Là, j’ai senti que le monsieur venait de se recevoir une magistrale paire de baffes verbale. C’était mon but. Qu’il se réveille ! Je poursuivis :
− Quand vous pourriez ne pas faire une chose mais que vous la faite, vous prenez une décision résultant d’un choix consciente ou non. Tout au cours de la journée, vous prenez de multiples décisions sur la base des meilleures intentions, en vue de résultats supérieurs. Vous êtes d’accord ?
− Ben… euh… Vu de cette façon, c’est vrai que je ne cesse de faire des choix et de prendre des décisions. Mais alors pourquoi je me sens si mal ?
− Parce que vous êtes un décideur et que vous le niez. L’esprit subconscient ne supporte pas ce genre de discours contredisant si grossièrement les faits. Aussi, en générant un sentiment de malaise, il vous signale que vous « pensez comme un pied » et qu’il vaudrait mieux pour vous de changer votre monologue intérieur.
− Mais alors, comment faire pour changer tout cela ?
Munissez-vous d’une feuille de papier et d’un crayon et commencez par écrire « Je me sens mal quand… », puis complétez. Passez en revue tous les domaines de votre vie : relationnel, professionnel, spirituel, sexuel, familial, etc.
− Et ensuite ?
− Prendre clairement conscience de votre capacité à vous mystifier vous-même en vous jugeant négativement constitue le premier pas. C’est le plus difficile donc le plus important et le plus décisif. C’est cela avoir l’esprit de vérité ou un sens aigü de la réalité. Ensuite on se rappelle pour examiner cette première étape et entamer la seconde … A vous de décider !
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La suite arrive …
*** C’est un jeu aussi amusant qu’étonnant ! Vous découvrirez des tas de choses sur vous-même. 1. Ecris les chiffres de 1 à 11 dans une colonne. 2. A côté des chiffres 1 et 2, écris 2 nombres au choix. 3. A côté des chiffres 3 et 7, inscris le nom d’une personne du sexe opposé (noms différents. Ne regarde pas trop bas ou ça ne marchera pas. Avance point par point… 4. Ecris le nom de n’importe qui (ex. : amis, famille) à côté des chiffres 4, 5 et 6. (Noms différents) Ne triches pas ou tu le regretteras. 5. Ecris quatre titres de chansons en 8, 9, 10, et 11. 6. Finalement, fais un vœu. Ici est la clé du jeu. 1. Tu dois parler de ce jeu à un certain nombre de personnes (le nombre qui est à côté du 2) 2. La personne en place 3 est celle que tu aimes. 3. Celle en place 7 est quelqu’un que tu apprécies beaucoup mais avec qui ça ne marche pas. 4. La personne que tu as mise en 4 est quelqu’un à qui tu tiens vraiment beaucoup. 5. La personne que tu as nommée en place 5 est celle qui te connaît très bien. 6. La personne que tu as inscrite en 6 est ta personne porte-bonheur. 7. La chanson en 8 est celle qui s’associe avec la personne en 3. 8. Le titre en 9 est la personne est la chanson pour la personne en 7. 9. La chanson en 10 est celle qui t’en dit le plus sur ton esprit. 10. La chanson en 11 est celle qui révèle tes sentiments par rapport à la vie.
Mon intention première était d’écrire un article relatif à la joie. Mais, dans l’entrefaite, Thomas, mon ami Canadien m’a envoyé un article qu’il a rédigé dans une revue américaine. Je tiens à le partager avec vous tant son contenu m’a fait réfléchir et modifié ma façon de voir les choses.
Je connais bien mon ami Thomas. Son récit est digne de foi. Aussi, ai-je traduit son article le plus fidèlement possible. La traduction n’est pas exempte d’incorrections mais l’esprit est là et la leçon est magnifique. Elle rejoint ce que je pense depuis longtemps. N’hésitez pas à le partager avec d’autres !
*****
‘ Il y a quelques années, j’ai entendu parler d’un médecin-psychiatre vivant à Hawaï. On racontait qu’il traita une salle entière de patients – tous des criminels aliénés - sans jamais les voir. Ce fameux psychiatre aurait simplement étudié leur dossier en se demandant comment il avait lui-même crée la maladie de chacun de ces ‘fous furieux’.
La première fois que j’ai entendu cette histoire, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une légende inventée de toutes pièces par quelques fanatiques d’un quelconque gourou. Comment un homme pouvait-il en guérir un autre en se guérissant d’abord lui-même ? Si tant est que nous aurions eu affaire au meilleur des ‘mentalistes’, comment était-ce possible de guérir de tels criminels aliénés ? Trouvant cette histoire tellement loufoque, j’ai laissé tomber.
Néanmoins, environ un an après, cette histoire me revint aux oreilles. Cette fois-ci, je me suis renseigné. Il fallait que j’en aie le cœur net. Après une enquête minutieuse, j’appris que ce psychiatre hawaïen utilisait un procédé curatif appelé ‘la responsabilité totale.’ Quid ?
Certes, je savais ce qu’était la responsabilité personnelle. J’entendais bien que nous étions responsables de nos pensées et de nos actes mais, quant aux pensées et aux actions commises par les autres, je ne m’en sentais pas le moins du monde fautif. Il m’a fallut un certain temps pour admettre que mon point de vue était erroné.
Ce médecin guérissant des malades mentaux sans jamais les voir allait m’enseigner de nouvelles perspectives relatives à ce qu’il appelait ‘la responsabilité totale.’ Lors de mon premier appel téléphonique, nous passâmes plus d’une heure à parler de ce qu’il voulait dire par ‘responsabilité totale.’ Je lui demandai donc de me raconter son itinéraire complet comme médecin-psychiatre afin de mieux cerner le personnage.
Il m’expliqua qu’il travaillait alors au Hawaii State Hospital depuis quatre ans. Dans cet établissement existait une salle où étaient parqués dix-huit aliénés mentaux, tous criminels. Cet endroit était considéré particulièrement dangereux par tous les membres du corps hospitalier.
Les psychologues travaillant dans cette unité abandonnaient successivement leur poste pour des raisons de santé ou en démissionnaient tout simplement. Quand ils pénétraient dans cette pièce, ils rasaient les murs tant ils craignaient d’être attaqués par l’un des patients. Ce lieu leur inspirait une véritable terreur.
Le Docteur C. Larry accepta de prendre ce service en main à la seule condition de ne jamais voir les patients dont il avait la charge. Sa seule exigence fut qu’on mit à sa disposition un bureau dans lequel il pourrait examiner les dossiers de ces patients peu ordinaires. Quand on lui demandait les raisons de sa curieuse méthode, il répondait laconiquement qu’il travaillait ‘sur’ et ‘en’ lui-même. Voyant les patients se porter de mieux en mieux - voire même à guérir, on le laissa poursuivre sans lui poser de questions.
Des résultats virent le jour. Après quelques mois, on permit à des patients, jusqu’alors pieds et poings liés du fait de leur dangerosité, de marcher librement. D’autres qui étaient sous camisole médicamenteuse virent leurs doses diminuer sensiblement. Quant à ceux qui n’avaient aucune chance d’être guéris manifestaient néanmoins des symptômes traduisant un mieux être global.
Cela eut, bien sûr, des répercussions sur l’équipe soignante. Elle commença à ressentir un certain plaisir à venir travailler. L’absentéisme chronique et le renouvellement incessant du personnel disparut. Le service finit par compter plus de membres qu’il n’y en avait réellement besoin. On décréta alors la fermeture de cette sinistre salle.
En écoutant le Docteur Larry, une question me brûlait les lèvres, vous savez, la fameuse question à un million de dollars: ‘Que faisait-il à l’intérieur de lui-même pour obtenir de tels résultats ?’
Sa réponse me sidéra. Je vous la livre tel quelle : ‘J’ai simplement guéri cette partie de moi qui les avait crées’. Là, je reconnais n’y avoir rien compris. Le Docteur Larry était en train de m’expliquer que la responsabilité totale de notre vie impliquait tenir également compte de tout ce qui s’y trouvait – vraiment tout. Dans un sens littéral, le monde dans lequel nous vivons est notre création. Dans son cas, ces ‘fous dangereux’ faisaient partie de sa vie en ce sens qu’ils étaient présents dans son esprit puisqu’il y pensait, donc il partait du principe qu’ils les avaient crées.
Waouh ! Ca, c’était vraiment dur à avaler ! Etre totalement responsable de ce que moi, Thomas, je dis ou fait passe encore. Rien de plus normal. Mais ce vieux Docteur était en train de me dire qu’il était responsable de tout ce qui se passait dans sa vie ! Pourtant, ce n’était tout de même pas de sa faute si ces dix-huit personnes étaient ‘folles’ à en devenir criminelles ! De son point de vue, si !
Et pourtant, c’est bien de cette vérité dont il me parlait : si vous prenez la responsabilité totale de votre vie, alors tout ce que vous voyez, entendez, goûtez, touchez fait désormais partie de votre expérience personnelle ; elle est devenue une partie intégrante de votre vie puisque c’est dans la vôtre que l’événement à lieu. Ceci signifie qu’une action terroriste, la santé du président, celle de l’économie ou quoi que ce soit d’autre que vous éprouviez et que vous n’aimez pas font partie des choses dont vous devez guérir. Il poursuivit en disant que, d’une certaine manière, tous ces événements étaient des projections provenant de l’intérieur de vous-mêmes. Ce ne sont pas les événements extérieurs que vous devez changer mais la manière dont vous vous les représentez vous-mêmes, dans notre propre esprit !
Je sais, c’est dur à saisir mais c’est encore plus difficile à accepter et à le vivre. Juger et condamner est tellement plus facile que d’endosser la responsabilité totale de notre environnement ! Mais, après en avoir parlé avec le Docteur Larry, j’ai pris conscience que le seul moyen curatif qui soit est de s’aimer soi-même en aimant toutes les parties de notre personne, même celle qui nous inspirent le plus d’aversion et que nous préférons laisser dans l’ombre.
Autrement dit, si vous voulez améliorer la qualité de votre vie, vous devez guérir votre vie. Si vous désirez guérir quelqu’un, même un malade mental criminel, vous devez commencez par le guérir en vous-même, dans votre propre esprit. Il n’y a pas d’autres moyens !
Vous vous doutez bien que j’ai demandé au Docteur Larry comment s’y prenait-il pour se guérir lui-même, ce qu’il faisait exactement alors qu’il examinait le dossier de ces patients ? En effet, si j’avais bien compris le message, je devais guérir l’aliéné mental, le fou dangereux, le criminel qui était potentiellement présent en moi.
- Je ne cesse de me dire ‘Je suis désolé’ et ‘Je t’aime’. Je le répète inlassablement, des centaines, des milliers de fois.
- Et c’est tout ?
- Oui, c’est tout. Il s’avère que commencer par s’aimer soi-même est la meilleure et la plus puissante façon de s’améliorer. En vous améliorant, vous améliorez le monde.
Laissez-moi vous relater un exemple de la manière dont cela fonctionne. Un jour, quelqu’un m’a envoyé un e-mail qui m’a vraiment dérangé. Avant, j’aurais essayé de manipuler les faits en ma faveur ou j’aurais essayé de raisonner avec cette personne agressive.
Cette fois-ci, j’ai décidé d’utiliser la méthode du Docteur Larry. J’ai prononcé silencieusement ‘Je suis désolé’ et ‘Je t’aime’. Je ne m’adressais pas à quelqu’un en particulier. Je ne visais personne. Je n’évoquais que l’esprit d’amour et de guérison qui se trouvait en moi afin de créer les circonstances extérieures y correspondant.
En moins d’une heure, je reçus un e-mail de cette personne agressive. Elle s’excusait de m’avoir envoyé le précédent message. Gardez bien présent à l’esprit que je n’avais entrepris aucune action extérieure afin que cette personne s’excuse. D’ailleurs, je ne lui ai même pas répondu. Cependant, en disant ‘Je t’aime’, j’ai d’abord guéri en moi la personne agressive puis mon action généra ce qu’il convient d’appeler une équivalence concrète.
Tout dernièrement, j’ai assisté à un séminaire animé par le Docteur Larry. C’est à présent un homme vénérable de près de quatre vingt ans. Il vit en reclus. Il a horreur de la célébrité.
Je lui ai présenté mon dernier ouvrage. Je suis très satisfait des ventes opérées dans plusieurs pays. Le Docteur Larry m’a félicité. Il m’a dit que, puisque je m’améliore, les gens le ‘sentent’ comme si mon ouvrage émettait des vibrations d’excellentes qualités. A leur tour, ils en bénéficient. En bref, puisque je m’améliore, mes lecteurs s’améliorent également, par-delà même les idées exposées dans mon bouquin.
Je lui ai demandé ce qu’il en était de mes précédents ouvrages avant d’apprendre à vivre en totale responsabilité ? Avec cette profonde sagesse qui lui est si particulière, il me répondit : ‘Rien n’est extérieur à vous, Thomas. Tous vos livres sont à l’intérieur de vous. Plus vous vous aimez, plus vous permettez à vos lecteurs d’entrer en contact avec cette force magnifique qu’est l’amour en eux… Rappelez-vous ! Rien ne vous est extérieur. Regardez à l’intérieur !’
Bien sur, il faudrait un livre entier pour expliquer cette méthode avec la profondeur qu’elle mérite. Qu’il vous suffise donc de dire, toutes les fois que vous voulez améliorer quelque chose dans votre vie, qu’il n’y a qu’un seul endroit à regarder : en vous. Quand vous y plongez votre regard, faites-le avec amour tout en disant silencieusement, de multiples fois : ‘je t’aime.’ ’
J’appris quelques instants plus tard que cet homme se prénommait Sanjay et qu’il était originaire du Pendjab, en Inde. Grand, mince, teint mordoré, la trentaine bien engagée. Il se dirigea vers moi, sourire glissant aux lèvres, pour me faire une suggestion :
− Pardonnez-moi, Monsieur, mais je voudrais que vous sentiez deux eaux de toilette qui, me semble-t-il, sont faites pour vous. Suivez-moi, je vous prie.
Ni une ni deux, je lui emboitai le pas. En moi-même, je me suis dit « Mais de quoi je me mêle ? » Puis, je me suis de suite ravisé en pensant que c’était tout de même bien gentil de sa part de se préoccuper à ce point de mon sillage olfactif.
Il saisit un tampon ovale de coton beige qu’il pulvérisa d’un parfum dont la main enveloppait entièrement le flacon, cachant ainsi la marque. Mais dès le premier effluve, des boiseries semblables à celles d’un retable me vinrent à l’esprit, comme un flash. Il reprit la parole :
− Ca, c’est votre histoire, cher Monsieur.
J’en restai sidéré par la justesse de son propos ! Comment pouvait-il savoir ? Il continua :
− Pour ma part, je ne mettrais pas cette eau de toilette pour homme car elle est trop lourde à porter. Pour la créer, Gucci s’est inspiré de l’odeur puissante d’un encens planant dans une cathédrale de Calabre, en Italie. Elle invite au recueillement et à la réflexion, n’est-ce pas ? me dit-il d’un air enjoué. Je parierais que cet arôme vous fascine autant qu’il vous écœure.
Sans attendre mon avis, il m’agita sous le nez, dans un élégant mouvement de balancier, un autre tampon imbibé de la deuxième eau de toilette. Je souris. Il m’interrompit avant même que je lui en donne la raison :
− Cette fragrance est celle d’un homme ayant à cœur d’apprivoiser sans le réprimer, l’animal qui se trouve en lui. C’est Habit Rouge de Guerlain, la version masculine de Shalimar. Je suis sûr que vous l’aimez déjà ou que… vous l’aimerez dans pas longtemps.
La finesse psychologique de ce Sanjay m’épatait alors que son aplomb serein commençait à m’exaspérer. Comment pouvait-il se douter que je porte Habit Rouge depuis trente ans, mis à part quelques infidélités épisodiques avec Roma de Laura Biagiotti, trahisons qui ne durent généralement que le temps d’un flacon ? Et puis, ce jour-là, je n’avais pas mis d’eau de toilette et mon manteau sortait tout droit de chez le teinturier. De plus, en cette fin de journée, tous les parfums virent à l’horreur en se mélangeant à l’ammoniaque de la transpiration et aux relents malodorants de la pollution.
Sanjay et moi sommes devenus de proches amis. Il m’apprit que dans son pays rien n’est plus important que les odeurs. Par exemple, au Pendjab, on « sent » la nourriture plus qu’on ne la goûte. On parvient même à déceler la caste d’un individu rien qu’à l’odeur naturelle diffusée par sa peau.
Au cours d’un stage dans les laboratoires d’ Estée Lauder, mon ami Sanjay apprit que les traits psycho-physiques profonds d’un individu s’emparent de la note dominante d’une eau de toilette pour l’en imprégner, la signer, la marquer de ses caractéristiques uniques. Alors une prodigieuse alchimie s’opère entre le parfum et son diffuseur humain. Si la fragrance et le climat intérieur habituel du « porteur » s’associent en symbiose, il ne changera plus jamais d’eau de toilette. Il y restera fidèle toute sa vie, y reviendra toujours après quelques brèves incartades. Si votre nez est aussi creux que celui de Sanjay, alors votre eau de toilette peut même jusqu’à évoquer certains pans de votre histoire connus de vous seuls …
Pour la petite histoire, Sanjay porte Jicky de Guerlain. Mais là, je m’en serais douté malgré mon rhume et ma goutte au nez !
***
A propos, quelle eau de toilette adorez-vous mettre ? Que vous inspire-t-elle ?
Quelles sont vos "armes" de séduction ?
Suggéré par Alexa.
Les "armes" de la séduction ? Bigre ! Serions-nous donc en guerre ? Précisémment, la séduction prône le désarmement. Enlever nos masques sociaux, nos idées toutes faites et surtout se débarrasser de tous les kits de pensées recommandés par les magazines à propos de la séduction. J'ai l'impression qu'être en accord avec notre vérité personnelle, autrement dit être vrai avec soi-même et les autres sans dépendre de leur approbation, sans chercher à leur plaire - ni à leur déplaire - reste la meilleure solution pour être "canon" ! :-))
Bien sûr, je pourrais revenir sur ce qui s’est passé entre moi et … au cours de l’année qui vient de s’écouler. Mais non ! Je ne le veux pas. J’aimerais plutôt que vous regardiez l’année qui s’achève en la plaçant en perspective.
Jetons un coup d’œil sur ce qui s’est passé…
+ Vous avez évolué
+ Vous avez acquis de nouvelles aptitudes
+ Vous avez expérimenté de nouvelles choses.
+ Vous avez joui d’une bonne santé
- Vous avez été malade.
+ Vous avez échoué et vous avez survécu
+ Vous avez risqué des choix et vous les avez exprimés.
+ Certaines choses que vous avez tentées furent fantastiques
+ Vous avez souri et vous avez « remis le couvert ».
+ Des bébés sont nés.
- Des gens que vous aimez sont tombés malades
- D’autres que vous aimiez sont morts.
- Vous avez été en colère contre certains
+ Vous avez été en paix
+ Vous avez démarré un nouveau job
+ D’autres furent libérés d’un job et ont trouvé quelque choses de mieux.
+ Nous avons ri
+ Nous avons aimé
- Nous avons été tristes
+ Nous nous sommes fait de nouveaux amis.
- Nous en avons perdus d’autres.
+ Nous avons aimé à nouveau.
En regardant attentivement cette liste et que vous y réfléchissez, quelle est la seule chose que 2007 vous ait apportée ? Pensez-y, je peux attendre.
Chaque réponse sera différente selon les individus. C’est sûr, 2007 a entraîné des déconvenues. Mais je ne veux pas focaliser mon attention dessus. C’est tellement facile d’être négatif sous prétexte d’être réaliste. Les gens croyant qu’une pièce de monnaie n’a qu’un côté sont dangereux ! On ne me prendra pas à ce piège de cinglé ! Les illusionnistes, très peu pour moi. Merci. Plutôt, je préfère plonger en moi-même et découvrir ce que j’ai appris au cours de l’année 2007.
Voyons voir…
+ J’ai appris sur l’amour.
+ J’ai appris à davantage accepter les gens comme ils sont.
+ J’ai appris à ne pas baisser les bras. J’ai continué à aller de l’avant, quelque soient les circonstances.
+ J’ai appris que changer de point de vue peut être beau et mener vers des choses encore bien meilleures.
+ J’ai appris à m’aimer davantage pour mieux aimer les autres.
+ J’ai appris à négliger les détails pour me concentrer sur ce qui est vraiment important pour moi.
+ J’ai appris à (me) sourire beaucoup plus souvent.
In fine, tout n’a pas été aussi rose que je l’avais imaginé le 1er janvier 2007. Mais combien de choses que je considérais « noires » se sont avérées lumineuses, et combien de choses que je trouvais simplement éclairantes se sont révélées éclatantes ?
Il faut être sans vigueur – voire paresseux - pour être négatif. C’est tellement facile d’attendre une fausse compassion des autres et de pleurer sur son sort.
Oui, nous avons beaucoup appris au cours de l’année qui s’achève. Nous sommes infiniment plus riches et nous avons enrichi bien des gens, consciemment ou non. Oui, 2007 fut un beau millésime !
Le meilleur reste à venir. Il viendra assurément si nous écoutons et ouvrons nos portes quand il frappera…
J’aime la consonance du mot “Intimité”. Dans une relation, c’est le processus consistant à
Pourquoi tenir tant de secrets cachés alors que nous avons un besoin si pressant, un désir si ardent d’intimité ? L'intimité est l'antidote de la solitude.
Etre intime signifie tirer le verrou de toutes les portes de notre esprit, de notre corps, de notre âme et de notre cœur afin de les ouvrir en grand à une autre personne aussi imparfaite que nous.
Pour expérimenter l’intimité vous devez permettre à une autre personne de savoir :
· Quelle voiture vous conduisez ?
· Qu’est-ce qui vous inspire ?
· Qu’est-ce qui vous fait agir ?
· Qu’est-ce qui vous émeut ?
· Quels sont vos buts dans la vie ?
· Qu’est-ce qui vous effraie ?
· Quels sont les ennemis squattant votre tête ?
· Quels sont les rêves et les passions incendiant votre cœur ?